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Axe 1 – Les territoires métropolitains face aux nouveaux rapports scalaires

Cet axe porte sur la ville et plus généralement sur l’urbain. Il s’inscrit résolument dans le champ des études urbaines et ne se conçoit de ce fait que dans l’interaction entre la géographie et d’autres disciplines : aménagement, sociologie, économie ou encore philosophie. L’un des apports majeurs de l’UMR Géographie-cités réside dans un positionnement à l’intersection d’une part de l’étude des structures d’organisation de l’espace urbain (foncier, logement, commerce, emploi, etc.), d’autre part de l’étude des pratiques et des représentations des acteurs au sens large (élus et administrations, entreprises, associations, citadins, etc.).

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Faubourg St-Denis dans le 10e arrondissement de Paris
© Antoine Fleury

Les travaux en cours dans le cadre de cet axe s’appuient sur le constat suivant. En même temps que se renforce l’échelon local au sein même des métropoles (politiques de développement local, mobilisations sociales, etc.), celles-ci entretiennent de plus en plus de liens entre elles (mobilités individuelles, partenariats, circulation des modèles d’aménagement, etc.), à un échelon macro-régional voire mondial. Le développement de ces liens s’accompagne d’une mise en concurrence généralisée des territoires dans un contexte de globalisation et de transition post-fordiste, les villes cherchant par tous les moyens à rester ou à devenir plus attractives vis-à-vis des investisseurs, des touristes ou encore d’habitants aisés. Nous posons l’hypothèse que ces rapports scalaires, multiples et souvent inégalitaires, qui traversent les villes et qu’elles entretiennent en même temps entre elles et avec d’autres territoires, sont devenus aujourd’hui le principal facteur de changement dans les espaces urbains et métropolitains.

Trois dimensions de l’urbain seront explorées, dans la lignée des travaux précédemment réalisés.

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Aéroport de Zurich
© Antoine Fleury

Le premier champ d’investigation est centré sur les mobilités et les migrations. Par rapport au précédent quadriennal, nous élargissons nos recherches à l’ensemble des mobilités. L’enjeu est d’articuler les différentes formes de mobilité, appréhendées en termes de motifs, de durée, de fréquence ou encore de profil des individus (genre et position sociale). Nous souhaitons montrer en quoi ces mobilités et ces migrations, se déployant à toutes les échelles spatiales, contribuent à reconfigurer les territoires métropolitains et leurs modes de production.

Le deuxième champ d’investigation porte sur l’accès à la ville. Il s’agit de prolonger et de renouveler les travaux relatifs aux processus de ségrégation dans les espaces métropolitains en interrogeant cette fois plus spécifiquement les inégalités d’accès aux ressources urbaines (établissements scolaires, équipements de santé, commerces, transports publics, etc.) et à d’autres types de ressources urbaines comme les espaces publics).

Le troisième champ porte sur la gouvernance urbaine. Nous abordons les mutations de la gouvernance urbaine sous l’angle des transformations qu’elles impliquent dans l’organisation des espaces métropolitains. Par rapport aux travaux déjà menés, nous mettons l’accent sur les nouveaux rapports scalaires qui structurent cette interaction gouvernance / territoires (concurrence et/ou complémentarité entre échelons politico-administratifs, circulation des modèles entre les métropoles, etc.) et sur ses impacts sur les formes urbaines comme sur les pratiques citadines.

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Santa Monica, Californie
© Antoine Fleury
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Quartier du Val d’Europe à Marne-la-Vallée
© Antoine Fleury

Qu’elles portent sur l’une ou l’autre de ces dimensions, les recherches menées au sein de cet axe continuent pour une bonne partie d’entre elles à porter sur les villes et les métropoles européennes, marquées d’une part par le double processus de mondialisation et d’intégration européenne, d’autre part par la décentralisation croissante des Etats nationaux et l’affirmation des territoires locaux. Ces recherches privilégient également la mise en regard des villes européennes les unes avec les autres (Paris, Berlin, Stockholm, Rome et Naples) mais aussi avec d’autres métropoles mondiales (Los Angeles, New York, Montréal, Le Cap). La démarche comparée apparaît d’autant plus pertinente qu’elle est en adéquation avec la nécessité de saisir des processus à leurs multiples échelles, dans un contexte marqué par la multiplication des liens entre métropoles.

Responsables : Sandrine Berroir, Antoine Fleury, Renaud Le Goix

Equipe P.A.R.I.S

Date de mise à jour : 6 mai 2015

 
 

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