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Axe 2 – Systèmes de villes et systèmes territoriaux dans l’espace mondial

L’espace mondial est organisé en grands ensembles territoriaux et structuré par des réseaux d’échanges et d’informations, dont les villes sont les principaux nœuds. Notre objectif est d’analyser les processus qui engendrent et font évoluer les grandes configurations spatiales et territoriales à cette échelle, en évitant de s’enfermer dans les partitions établies du monde. Il s’agit notamment de montrer comment émergent des grands ensembles et des lignes de fracture, à partir de l’observation de multiples réseaux de relations (matériels, financiers, cognitifs…), sur la longue durée comme pour des périodes récentes.

L’axe 2 est organisé autour de trois domaines principaux.

Construire des bases de données harmonisées et évolutives dans différentes régions du monde et dans des temporalités longues, à partir de modèles de données génériques et de méthodes fortement automatisées mais informées par l’expertise de spécialistes. C’est en premier lieu le cas pour la base de données sur les agglomérations en Europe (Urban Morphological Zones) incluant une étude sur la construction d’une base harmonisée d’aires fonctionnelles autour de cœurs UMZ, à partir de données empiriques (navettes) et d’une modélisation d’isochrones d’une heure de transport. Un travail complémentaire porte sur la caractérisation des formes d’agglomérations, monocentriques, polycentriques, étalées ou compactes par une série d’indicateurs statistiques. C’est en second lieu le cas pour les bases de données sur les systèmes de villes en Inde, en Chine, en Russie, au Brésil et en Afrique du Sud, incluant des informations sur les flux financiers produites à partir de la base Orbis traitée à l’Université de Lausanne. C’est en troisième lieu le cas pour la base de données sur les espaces de la production scientifique comparables au niveau mondial.

Formaliser la dynamique des villes par des processus de systèmes complexes avec trois objectifs principaux.
Il s’agit d’abord de consolider une théorie évolutive des systèmes de villes en confrontant des processus génériques de leur dynamique aux spécificités territoriales et historiques ayant infléchi leur évolution dans différentes parties du monde. Ces modèles travaillés en collaboration avec l’Institut des Systèmes Complexes sont pour nous des résumés de connaissances, des « faits stylisés » utilisables pour construire les modèles de simulation proposés dans l’axe 3, substituts d’expérimentation destinés à tester les hypothèses et théories émises dans le cadre de cette analyse. Il s’agit également d’analyser les réseaux urbains et systèmes de villes à plusieurs échelles de temps, sous l’angle des grandes bifurcations qui en ont jalonné les transformations depuis le néolithique. Nous travaillons en collaboration avec des informaticiens, des linguistes, des archéologues, des historiens, des épistémologues et des mathématiciens pour proposer une formalisation de ces grandes transitions et des processus sociaux et spatiaux qui les sous-tendent. Enfin, il s’agit de tester la résilience des relations port-territoire aux changements de grande ampleur contemporains (technologiques, politiques, économiques...) à différents niveaux géographiques, de l’urbain au continental.

Analyser la recomposition d’espaces relationnels à partir de flux spécialisés (collaborations scientifiques, échanges maritimes, éventuellement flux médiatiques ou rapprochements cognitifs...) pour développer une approche critique des cadres d’analyse étatiques ou continentaux et faire émerger de nouvelles proximités topologiques.

Nous proposons une démarche hypothético-déductive où l’on peut à la fois utiliser les découpages du Monde comme variables explicatives de l’organisation des réseaux et des flux et déduire des résidus de modèles d’interaction l’existence de structures territoriales latentes qui ne coïncident pas nécessairement avec les cadres territoriaux habituels. Dans les deux cas, nous adoptons une démarche historique pour comprendre comment ces systèmes se recomposent.

Enfin, l’analyse récemment menée de la perception des lieux jugés attractifs et répulsifs par des étudiants de 18 pays du monde fournit un autre exemple de l’intérêt d’une approche en termes de réseaux plutôt que de stocks dans le cas de l’analyse textuelle. Les résultats de cette enquête seront confrontés à une analyse de la manière dont les médias rendent compte des événements internationaux. Dans les deux cas, il s’agira de modéliser les flux de connaissances géographiques véhiculés par les médias, soit à travers une étude des émissions (flux RSS des journaux), soit à travers une analyse des récepteurs et des filtres cognitifs (cartes mentales des étudiants).

L’axe 2 prend s’appuie sur une série de groupes et projets de recherche interdisciplinaires comme, entre autres :
le groupe Espon M4D
le projet Geodivercity (European Research Council Advanced Grant Project) développe des modèles simulant la dynamique des systèmes de villes en différentes régions du monde (Europe, Etats-Unis, Inde, Chine, Russie, Brésil, Afrique du sud) (avec des informaticiens de l’Institut des Systèmes Complexes de Paris-Île-de-France).
le projet World Seastems (European Research Council Starting Grant Project) cartographie et analyse les mutations de l’économie mondiale durant trois siècles du point de vue des échanges maritimes de marchandises, à partir des données publiées par Lloyd’s List depuis 1734.
l’Institut des Systèmes Complexes

Responsables : Myriam Baron, Anne Bretagnolle, César Ducruet, Claude Grasland, Denise Pumain

Equipe P.A.R.I.S

Date de mise à jour : 6 mai 2015

 
 

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