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Axe 6 – Les écritures de la géographie

Cet axe de recherche se structure autour d’une enquête épistémologique et historique sur les pratiques textuelles et iconographiques au sein desquelles les savoirs géographiques, considérés au sens large, ont construit leurs objets, leurs concepts et leurs discours.

La notion d’écriture, employée ici dans un sens extensif, renvoie aux différentes formes d’inscription qui ont permis à la fois de concevoir et de donner à voir les objets géographiques : il s’agit donc d’enquêter sur les différents genres de textes (narratifs, descriptifs, explicatifs, etc.) et d’images (cartographie, peinture, photographie, cinéma, etc.) où les objets géographiques ont été représentés, ainsi que sur les articulations entre les textes et les images dans les représentations des objets géographiques.

L’utilisation du mot écriture veut mettre en relief une hypothèse de travail : c’est sur le plan des pratiques et des matérialités graphiques que les objets géographiques sont élaborés en grande partie.

Au sein de ces pratiques d’écriture, et des formes variées qu’elles ont prises, les recherches menées au sein de cet axe insistent cependant sur deux directions privilégiées.

Elles explorent d’une part la diversité et la complexité des registres de la textualité géographique. On entend par là développer l’investigation sur les formes savantes de l’écriture géographique en les mettant en contact et en tension avec d’autres formes de texte qui prennent également en charge les spatialité : l’écriture de fiction sous tous ses registres, mais aussi le texte descriptif, le récit de voyage, l’essai, etc.

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Extrait de l’Atlas nouveau 1696, Jaillot A.-H., Mortier P.

Elles insistent d’autre part sur les dimensions graphiques, icono- et carto-graphiques engagées dans la fabrication des objets spatiaux. Ces recherches prolongent et amplifient une hypothèse déjà soutenue lors du précédent quadriennal : les images sont des lieux où se construisent (en partie) les savoirs de l’espace, elles jouent un rôle essentiel dans l’existence des objets de savoir, dans la mesure où elles assurent la visibilité de ces objets et rendent ainsi possible leur manipulation. Ces images peuvent être fixes (cartographie, peinture, photographie) ou bien animées (cinéma). Elles peuvent être également de formats variés, en rapport avec leur lieu de présentation (du livre à l’espace public). Mais quels que soient leurs supports, leurs apparences et leur taille, on pose ici par hypothèse qu’elles jouent un rôle constructif dans la fabrication des savoirs géographiques et des savoirs de l’espace plus généralement.

Nos travaux portent donc l’attention sur les diverses pratiques graphiques (textuelles et iconographiques) mises en œuvre au sein des savoirs de l’espace, en cherchant à mettre au jour les grammaires qui les organisent de façon plus ou moins explicite, et en cherchant à analyser les impacts cognitifs de ces pratiques dans la mise en forme des conceptualités de la géographie. Mais surtout, il s’agit d’interroger les diverses modalités techniques et pratiques de l’articulation des textes et de l’iconographie, dans leurs productions ainsi que dans leurs usages.

Au total, la problématique générale qui structure cet axe de recherche consiste à affirmer, ou du moins à supposer, que les concepts et les catégories de la géographie ne sont pas indépendants des pratiques graphiques, des supports matériels de ces pratiques, et des situations pragmatiques où elles sont mises en œuvre et déployées. C’est là que ces concepts et catégories trouvent, précisément, leur expression et leur articulation.

Responsables : Jean-Marc Besse, Olivier Orain

Equipe E.H.GO

Date de mise à jour : 6 mai 2015

 
 

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