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Accueil « Recherche « Transversalités inter-équipes « Transversalité 2 : Stabilités et fluidités des objets géographiques

Transversalité 2 : Stabilités et fluidités des objets géographiques

B. Von Hirchausen & Ségolène Debarre

Dans un contexte placé sous le signe des circulations en tous genres et de leurs dématérialisations et dans un moment épistémologique où les SHS préfèrent décloisonner et déconstruire les entités d’analyse agrégées, repérer les appartenances labiles et les hybridités, qu’en est-il de la possibilité, du sens ou des manières d’enquêter sur les diverses formes de durée des objets géographiques ? Cette thématique transversale prend appui sur l’intérêt ancien au sein de l’UMR pour la dimension temporelle des objets géographiques et pour la dimension spatiale des devenirs historiques. Au-delà des lieux de discussion scientifique déjà bien établis du séminaire “Histoire et géographie, temps et espace“ de l’EHESS (depuis 2010) ainsi que des groupes de travail “Système de peuplement sur le temps long”, “Réseaux et territoires” et “Intégration régionale” du LabEx Dynamite (depuis 2012), elle fédère des chercheur.e.s s’intéressant à la mise en relation intime entre l’espace et le temps observable sous diverses formes de dynamiques spatio-temporelles ou dans les manières qu’ont les sociétés de se situer conjointement dans l’espace et dans le temps. Ils enquêtent sur les articulations entres échelles spatiales et temporelles.

Leurs travaux portent sur :
• les modalités de résilience de systèmes spatiaux ou territoriaux : question de la dynamique des formes dans leur articulation aux échelles spatiales et temporelles ; question de la réaction aux chocs affectant des réseaux.
• la modélisation et l’intégration du temps (discret ou continu par exemple) dans les modèles de dynamique spatio-temporelle.
• les rythmes et les temporalités des phénomènes sociaux et leurs effets sur le façonnement des lieux et des territoires : la question se décline au niveau micro des pratiques journalières comme dans les travaux sur la transmission intergénérationnelle de la richesse et la reproduction des inégalités spatiales.
• les (dés-)ajustements des temporalités du politique et des dynamiques spatiales observables à travers les investissements dans la production urbaine, ou à travers les réponses publiques aux phases de décroissance, à la rétraction des réseaux d’infrastructures ou de services ou avec la remise en cause des paradigmes de la croissance et des réseaux centralisés.
• les représentations conjointes de l’espace et du temps, dans les imaginaires ordinaires ou dans les productions savantes, et les effets performatifs de tels montages sur les découpages du monde, sur les stratégies et politiques territoriales et leurs mises en récit.

Il s’agit de jouer de la multiplicité des approches pour revenir collectivement en termes réflexifs sur des questions partagées : sur les stabilités et les instabilités des entités géographiques, sur les rapports entre rapidité des flux et durée des configurations géographiques, sur le rapport entre pratiques et représentations de l’espace et du temps.
Quant à la mise en œuvre, il s’agira d’organiser des journées d’étude thématiques dans lesquelles chacun viendrait avec ses objets et ses réflexions autour de grands thèmes, à raison d’une ou de deux par an, avec la possibilité d’ouvrir ces lieux de réflexions à des personnalités extérieures. Ces moments de réflexions en patchwork seraient contrebalancés par des rencontres sur un objet commun choisi a priori, cela de façon à le travailler ensemble. L’objectif serait de produire un ouvrage au bout de trois au quatre années.

Date de mise à jour : 26 mars 2019

 
 

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