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Thématique : "Le changement urbain dans un monde globalisé"

Les recherches menées sur l’urbain au sein de l’équipe PARIS ont en commun de se situer au croisement de l’étude des formes d’organisation de l’espace et de celle des pratiques, des représentations et des stratégies des différents acteurs, ce qui les distingue de l’approche urbanistique mise en œuvre au CRIA. Au cours de la période 2019-2023, l’objectif sera de saisir les formes majeures du changement urbain aujourd’hui et d’en identifier les moteurs, en particulier ceux qui sont émergents ou appelés à avoir une influence croissante. Les travaux s’articuleront autour de deux grandes hypothèses.

La première est que les circulations entre les villes, à l’échelle de macro-régions ou du monde, qu’elles concernent les personnes, les savoirs urbains, les idéologies ou les capitaux, comptent de plus en plus et nécessitent d’amplifier les recherches menées précédemment. Il ne s’agit cependant pas de sous-estimer le rôle des échelons locaux et urbains et l’articulation entre ces différents échelons reste centrale, les acteurs locaux pouvant en effet accompagner ou résister à certains processus, les infléchir ou à l’inverse impulser eux-mêmes le changement.
Par rapport au précédent quinquennat, nous souhaitons également explorer une nouvelle hypothèse : l’urbain qui se fabrique dans des interactions ouvertes et complexes aujourd’hui n’est pas simplement commandé par des métropoles et nous avons aussi à comprendre ce qui se passe là où vivent plus de la moitié des urbains dans le monde. Ainsi, les métropoles continueront à faire l’objet d’investigations, mais l’objectif est de redonner toute leur place aux villes petites et moyennes, ainsi qu’à l’urbain diffus, afin de saisir le changement urbain de manière décentrée.
D’un point de vue méthodologique, on s’interrogera sur les données mobilisables, qu’elles soient qualitatives ou quantitatives, en intégrant les données non conventionnelles, désormais à disposition des chercheurs (traces numériques, plateformes collaboratives, etc.), et sur une mise en dialogue plus poussée des méthodes quantitatives et qualitatives ainsi que sur la comparaison internationale.
D’un point de vue théorique, il s’agira de construire des outils pour penser la ville en dehors d’un cadre trop strictement hiérarchique, en intégrant les relations horizontales, parfois transnationales, et de manière croisée entre Suds et Nords. Cinq entrées principales seront investiguées, qui correspondent à des dynamiques collectives et sont emblématiques du renouvellement thématique qui s’est opéré ces dernières années au sein de l’équipe :

● Une première entrée concernera les inégalités socio-spatiales et la manière dont elles sont produites : c’est une question explorée de longue date au sein de l’équipe PARIS mais la poursuite de ces travaux s’impose face à une complexification et à un renouvellement de leurs formes, ainsi qu’à leur accentuation.

● Une deuxième entrée s’intéressera à la fabrique ordinaire de l’urbain par les habitants (choix résidentiels, pratiques de mobilité, appropriations de l’espace public, etc.), par les commerçants (en particulier leurs stratégies d’adaptation ou de résistance face au changement urbain) ainsi que par les individus pris dans des mobilités à large échelle (migrants et touristes notamment).

● Une troisième entrée concernera le foncier comme support de construction immobilière, autour de questionnements relatifs à l’accès au sol, à sa conversion à des usages urbains, à sa sécurisation, à sa possession et à la circulation de la propriété foncière et immobilière, au rôle croissant de la finance et de la promotion immobilière.

● Une quatrième entrée portera sur les outils numériques en tant qu’ils participent de l’émergence d’une économie de plus en plus collaborative qui transforme les rapports à la ville, mais aussi en tant qu’ils sont mis au service de nouvelles formes de gouvernance ou encore de nouvelles mobilisations politiques et sociales.

● La cinquième et dernière entrée abordera l’urbain sous l’angle de la crise, en s’interrogeant sur les effets sociaux et politiques des phénomènes de décroissance (démographique) et de rétraction (des commerces, des services), ou encore sur ceux de la crise économique et de la crise des finances publiques, mais sans négliger les nouvelles opportunités offertes par ces phénomènes.

Updated on : 4 June 2019

 
 

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