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Thématique “Savoirs et espaces en situation : entre circulations et fabrications”

Cette thématique a pour ambition de poursuivre le questionnement sur les savoirs de l’espace et des territoires qui s’est déployé lors du précédent contrat, en l’articulant à une approche de géographie historique. Les membres de l’équipe souhaitent ainsi poursuivre leur examen de la diversité des producteurs de savoirs sur l’espace –parmi lesquels les acteurs de la discipline géographique au sens académique du terme –et de la variabilité de leur situation, notamment professionnelle.
Cependant, l’apport de l’approche historique des formes et organisations territoriales permettra de croiser autrement la relation entre pratiques et savoirs, en partant de la diversité des acteurs qui contribuent à la fabrique et aux changements des territoires, et ce faisant, qui mobilisent ou/et construisent des savoirs spatiaux parmi une quantité d’autres instruments (techniques, juridiques, etc...).
Deux grandes orientations de recherche seront travaillées dans le cadre d’une réflexion générale articulant circulations et fabrications. L’équipe EHGO propose de poursuivre et d’étendre sa réflexion sur les circulations de savoirs, en appréhendant les circulations comme « moments » de création des savoirs. Il s’agira non seulement de poursuivre l’enquête sur les échanges interdisciplinaires (principalement géographie, sciences du paysage, archéologie), tout en continuant de questionner, dans le même temps, les échanges internationaux.
On s’interrogera sur la nature de ce qui circule (objets, acteurs, concepts, formes) ainsi que sur les modes et les conséquences des circulations.

Les membres de l’équipe prolongeront leur examen des échanges entre savoirs scientifiques et savoirs de l’action, à travers des dossiers centrés sur la situation coloniale, en déplaçant l’enquête collective sur le tournant de la décolonisation, et sur l’administration des territoires sur le temps long. Un groupe de travail souhaite particulièrement travailler sur les trajectoires politiques des géographes, notamment dans la seconde moitié du XXe siècle, sujet qui est presque toujours étudié de manière monographique sans poser la question des tendances générales de la politisation des géographes, tributaire de conjonctures et de circonstances qui ont à la fois une dynamique interne, une morphologie et une forte hétéronomie.

La question de la circulation des concepts recoupera la proposition transversale sur les mots et explorera spécifiquement les termes du paysage, de la résilience et de la catastrophe, ainsi que celui de « communs ». Un groupe de travail envisage d’aborder la thématique du risque et celle du désastre –et leurs mémoires -, avec un intérêt marqué pour les lexiques et leurs usages et appropriations. Cette question sera en partie articulée avec celle de la circulation transdisciplinaire du concept de résilience. Le concept de « communs » sera exploré dans le cadre d’un séminaire mensuel.

La seconde direction de recherche mettra l’accent sur les fabrications des espaces dans le temps, en portant une attention particulière à la manière dont elles sont liées aux ré-élaborations des savoirs de l’espace, nés de la rencontre entre pratiques et savoirs. Deux objets géographiques seront privilégiés dans cette perspective de géographie historique : routes et réseaux, d’une part, et maillages, d’autre part.
Explorée lors du précédent contrat, l’histoire des réseaux routiers continuera d’être abordée à travers des dossiers concernant le système d’approvisionnement alimentaire de Paris à l’époque moderne, et plus largement, la question de la vitesse sur les trois derniers siècles, en liant la mise en place de savoirs dédiés, la multiplication de pratiques innovantes et les diffusions de l’usage du concept et ses conséquences sur les réflexions utopiques, au sens fort du mot. La question de l’équipement du territoire, et notamment la poste aux lettres, ouvrira également sur des réflexions relatives aux relations entre information et espace.

D’autre part, une reconstitution des maillages des circonscriptions, non seulement depuis la Révolution française, mais au cours des périodes précédentes, sera l’occasion d’interroger les usages et ré-usages des limites sur le temps long. La question de la « départementalisation » de l’outre-mer français après la seconde guerre mondiale, ou encore celle du développement des « atlas nationaux » constitueront également des dossiers à partir desquels il sera possible d’interroger conjointement la circulation des formes territoriales et celle des savoirs sur l’espace.

Date de mise à jour : 27 mars 2019

 
 

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