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18 Juin 2019

Rechercher les lieux, les lieux de la recherche

Université Paris 7, bâtiment Olympe de Gouges

Nous avons le plaisir de vous convier à la journée d’études « Rechercher les lieux, les lieux de la recherche » qui se tiendra le 18 juin prochain à Paris, Université Paris 7, bâtiment Olympe de Gouges, 8 rue Albert Einstein, 13e arrondissement, de 9h00 à 17h00).

Cette journée, à la croisée de la géographie, de l’informatique et des sciences de l’information, est proposée par la transversalité "Données et protocoles dans les humanités numériques" du laboratoire Géographie-cités. Elle bénéficie du soutien de l’axe INFTER du CIST (Information territoriale locale) et du Pôle Image de l’Université Paris Diderot.

PDF - 1.9 Mo
Programme de la journée d’études

Les inscriptions sont ouvertes au lien suivant : https://framadate.org/rechercherleslieux

Pour toute demande de précisions : marion.maisonobe@cnrs.fr

Présentation de la journée d’études

Y-a-t-il, parmi les disciplines de terrain, des lieux sur-étudiés et d’autres qui ne sont jamais défrichés ? Comment s’y prendre pour identifier les publications scientifiques portant sur un territoire précis ? Peut-on suivre l’évolution de la popularité d’un terrain d’étude ? La visibilité des recherches est-elle différente selon les types de terrains étudiés et leur localisation ?

Ces questions intéressent les chercheurs et chercheuses de terrain, car elles peuvent les renseigner sur leurs pratiques et les aider à constituer leurs corpus bibliographiques. Elles intéressent également les spécialistes des sciences et de l’information scientifique, car elles permettent de documenter le contenu de la production savante, ses mécanismes de construction et de visibilité.
Sur le plan méthodologique, répondre à ces questions est un défi à plusieurs titres. Il faut disposer de corpus de textes suffisamment étendus, mettre au point une méthode permettant d’identifier les lieux mentionnés dans les textes et enfin, être en mesure de localiser ces lieux dans l’espace avec la précision nécessaire. Lorsqu’il y a des risques d’homonymie, il faut aussi pouvoir d’assurer de ne pas avoir commis d’erreur. Ces différentes étapes peuvent être automatisées grâce à des méthodes développées en informatique dans le domaine de la fouille de texte, de la récupération d’information et du traitement automatique du langage. Pour s’assurer de la position géographique des lieux trouvés, un travail supervisé par des spécialistes de l’information géographique, le recours à des thésaurus ou à des outils de géocodage peuvent se révéler essentiels.

Enfin, pour que les résultats obtenus soient interprétables, il importe de tenir compte des étapes ayant précédé la publication des textes. Avant sa publication, un article passe par de nombreux filtres qui vont plus ou moins faciliter son indexation. Lors de l’écriture, l’auteur fait le choix de mentionner le nom de son site d’étude de façon plus ou moins précise, à différents endroits (titre, résumé, mots-clés, texte). Il peut privilégier la dénomination vernaculaire à l’administrative, ou au contraire indiquer les différentes formes existantes. Il peut aussi choisir de rester flou sur la localisation exacte de son terrain en évoquant, par exemple, « une commune de la vallée de Chevreuse ». Outre les choix effectués au moment de l’écriture, il importe de considérer la variété des pratiques éditoriales. Selon les disciplines en sciences humaines et sociales et selon les revues, les listes de mots-clefs sont plus ou moins normalisées. Avec le passage à Open Edition, la question de la standardisation de ces pratiques et de leur documentation se pose.

Il est devenu possible de réaliser des recherches bibliographiques sur de très grands corpus de textes en ligne, mais rechercher les lieux mentionnés dans ces textes et les identifier avec précision reste une gageure. Pour s’y attaquer, il semble que la transversalité soit de mise : en faisant dialoguer géographes, informaticiens, spécialistes des sciences et de l’information scientifique, éditeurs et éditrices autour de cette question, nous espérons faire émerger des pistes prometteuses.

Y-a-t-il, parmi les disciplines de terrain, des lieux sur-étudiés et d’autres qui ne sont jamais défrichés ? Comment s’y prendre pour identifier les publications scientifiques portant sur un territoire précis ? Peut-on suivre l’évolution de la popularité d’un terrain d’étude ? La visibilité des recherches est-elle différente selon les types de terrains étudiés et leur localisation ?

Ces questions intéressent les chercheurs et chercheuses de terrain, car elles peuvent les renseigner sur leurs pratiques et les aider à constituer leurs corpus bibliographiques. Elles intéressent également les spécialistes des sciences et de l’information scientifique, car elles permettent de documenter le contenu de la production savante, ses mécanismes de construction et de visibilité.

Date de mise à jour : 14 juin 2019

 
 

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